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La vie autour d'Handi'Chiens
famille d'accueil handi'chien
23 juin 2010

Bienvenue Farouk

Bienvenue Farouk

Ce petit chiot viens de rejoindre Laure, sa famille d'accueil pour 18 mois. Bon moments et travaille sont au programme.
nous tacherons de le suivre et de vous donner de ces nouvelles souvent.

Comme on peut le voir le rapport d'objet lui plait déjà!

farouk

C’est pour des images comme celle la que la collecte existe !

 

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11 juin 2010

En images

La période de "pré éducation", particulière et indispensable au développe des chiot représente un vrai investissement pour les famille d'accueil. Certaines d'entre elles nous déjà confié leurs vécu dans les pages de ce blog, "Les bénéficiaires" de chiens d'asistance aussi. Alors voici cette fois quelques images de cette grande famille.

Ce reportage est réalisé par le Lycée de la Communication de Metz en 2010

31 mai 2010

Le 29 mai 2010

Samedi 29 mai jour de portes ouvertes pour Handi’chiens . Instants synonyme de rencontre, démo, émotions, bon moments !

 

Ce fut l’occasion de parler de la collecte, son fonctionnement, sa mission…

L’utilité de la récolte fut démontrée par la présence des maitres accompagnés de leurs chiens d’assistance, mais encore plus par celle des chiots en formation et leurs familles d’accueil.

 

DSC00904

 

(Flocon 2 mois et Cawa 3 ans)

 

 

Ces jeunes chiens constituent un élément indispensable à la continuité du travail de l’association et l’espoir pour ceux qui attendent un chien d’exception.

 

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Plusieurs futur « bénéficiaires » étaient présents, c’est pour eux et toutes les autres personnes à mobilité réduite que nous sommes heureux de vous annoncer, que 225 kilos de bouchons on put venir s’ajouter à nos compteurs, en provenance du centre Handi’Chiens de Lyon !

 

Merci et bravo à tous pour avoir permis ce résultat!

 

 

30 avril 2010

Elle témoigne

Un autre membre de la famille partage son histoire.

 

Merci Laure !

"D'abord j'ai été famille d'accueil pour Handi'chiens car j'aime les chiens et je n'avais pas les moyens de m'en occuper correctement. Et puis s'engager avec un animal pour plus de 10 ans, ca me faisait peur.
Le handicap j'y étais déjà sensible de part mon métier : monitrice éducatrice avec des jeunes autistes et polyhandicapés.
J'ai trouvé que lier mon intérêt pour les chiens et mon intérêt pour mon métier serait plutôt intéressant. 
Et puis ... j'y ai pris goût ! ! je vais éduquer mon 5 ème chien (déjà...) et je l'attends comme si c'était le premier !

Pourtant, Handi'chiens c'est aussi des coups dur : apprendre que votre chien est réformé (2 chiens sur 4) est toujours une épreuve : j'aurai aimé les garder mais sans la "casquette" Handi'chiens, les portes se referment : tous les lieux où j'ai pu aller avec eux, je ne pourrai plus, notamment au travail. Alors pour ne pas en faire des chiens malheureux, cloîtrés à la maison, je ne les ai pas adoptés.
Mon 4 ème chien n'est pas allé au bout de l'aventure non plus : il est décédé trop tôt d'une maladie qui la foudroyé. C'est pas de chance !

Mais mon 3ème chien, Connie a été remis à Henry. Ils sont super tous les deux, j'ai régulièrement des nouvelles et je vais même les revoir !

Pourquoi je continue ? pour les chiens bien sûr, mais aussi et surtout pour les rencontres : des personnes passionnées et passionnantes. Personnes handicapées, éducateurs, autres familles d'accueil et délégués, etc...De voir ce que peux apporter un chien, c'est toujours fabuleux, plein d'émotions. j'ai assisté à un stage de passation et j'en garde que des bons souvenirs et l'envie de recommencer.

En conclusion : garder vos bouchons ! ! Ça ne coûte rien et ce petit geste peut rendre des gens heureux (et je ne parle pas seulement des personnes qui demandent un chien, mais aussi ceux qui les éduquent...)"

Laure partage aussi sa connaissance et son vécu lors de « démos ».  

Vous pouvez lire ci-dessous un article de presse réalisé durant l’une d’entre elles.

Déclic, futur chien d'assistance, en visite chez les Aventuriers du Jaur

handi'chiens haut.jpgDans le cadre d'un projet conduit sur la citoyenneté, les enfants du centre de loisirs "Les aventuriers du Jaur" viennent de recevoir une visite inattendue : celle de Déclic, un magnifique Labrador de 18 mois en formation auprès de l'association Handi'chiens pour devenir bientôt un fidèle chien d'assistance pour une personne handicapée.

Jouant un rôle essentiel de famille d'accueil dans le parcours d'apprentissage de ce futur "auxiliaire de handi'chiens centre.jpgvie" à quatre pattes, Laure Salesa a expliqué : « Le chien nous est confié dès l'âge de 2 mois pour une période de 16 à 18 mois. Tous les quinze jours, nous participons avec lui à des cours d'éducation pour nous permettre d'évoluer. De plus, chaque 2 à 3 mois, nous effectuons une rotation avec une autre famille d'accueil pour mieux familiariser l'animal aux divers environnements qu'il pourra rencontrer une fois affecté à une personne souffrant d'un handicap moteur, mental ou à une structure comme une maison de retraite ou un centre d'enfants autistes. »

Comme Quentin, un adolescent de 14 ans déjà passionné par le métier d'éducateur canin, les jeunes "Aventuriers du Jaur" ont suivi avec intérêt le travail de Déclic dans des gestes de la vie quotidienne : l'ouverture d'une porte de placard ou le rapport d'objets. « Une fois formé, il doit être capable de répondre à une cinquantaine d'ordres », précise Laure. « La formation revient à 13 000 €, entièrement prise en charge par l'association car, au final, le chien est remis gratuitement. Les fonds proviennent de dons de la part de particuliers ou d'entreprises. »

Sans compter sur l'implication passionnée des familles d'accueil que l'association "Handi'chiens" recherche sans cesse pour poursuivre sa mission d'intérêt général.


 

handi'chiens bas.jpg













http://saintponsdethomieres.blogs.midilibre.com

30 avril 2010

Il témoigne

La première étape dans l’éducation des futurs chiens d’assistance consiste à être pré éduqué en famille d’accueil pendant 16 mois.  

Certaines de ces famille vous font partager un peut de leur vécu au cœur de la grande "famille Handi’Chiens" !

 

Le 1er témoignage est de Philippe Lang-Pora.

Je le remercie de nous faire partager un peut du chemin parcouru.


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"Bon alors je vous raconte:

En avril 2003, Gino, notre chien à mi-temps succombait, après 11 années auprès de nous, à un malaise cardiaque.
Je dis à mi-temps car c'était avant tout le chien de mon père. Mais comme mes parents avaient décidés de passer six mois de l'année dans le sud de la France, c'est moi qui m'occupait du chien pendant ce temps.
Gino était un Schnauzer moyen non éduqué parce que je ne savais pas éduquer un chien, cela ma paraissait être réservé à une élite...
C'est bête mais j'ai pleuré lorsqu'il est mort un samedi soir, la veille du retour de mes parents.
Le dimanche alors que l'angélus de midi sonnait, je creusais un trou au pied du poirier.
Tout en creusant je mouillais la terre de larmes amères jurant qu'on ne m'y reprendrais plus.

La vie s'écoulait désormais sans ce chien qui nous accompagnait lors de nos longues balades en forêt. Et cela me manquait de plus en plus.
Mais non, plus de chien personnel, trop de peine, trop.

Le premier mai 2003 nous décidâmes avec Syl de nous rendre à la Croix Saint Clément, sur les hauteurs d'Ancy; en plein Parc Naturel Régional de Lorraine.
Chaque année une petite manifestation s'y déroule avec frites, cola et autres réjouissances lipidiques.
Alors que nous étions assis à observer béatement les badauds qui s'affairaient, mon regard fut attiré par deux chiens capés de bleu...
C'est à ce moment que l'aventure ANECAH (c'était son nom à cette époque) débuta.

La semaine suivante nous nous rendions au club canin de Pont à Mousson pour assister à une réunion.
En juillet de la même année Robo nous téléphonait pour nous annoncer l'arrivée d'un petit Golden mâle: Urban.

Je m'étais fait une idée de ce que serait notre parcours, j'avais l'envie de faire, de bien faire. J'étais conscient de l'enjeu certes mais je ne mesurais pas à quel point Urban, Unca, Unes, Ulotte, Ure, Uve, Ulane, Uzelle, Ross, Andros, Visa, Alibi, Violine, Amazone, Amour, Abies, Acer, Alios, Alloah, Aster, Bee, Coca, Bingo, Chloé, Cachou, Colbert, Biscuit, Daisy, Dolly, Delta, Dalia, Dim, Dumbo, Etoile, Dana et Diva allaient changer radicalement ma vie.

Mais je n'étais pas au bout de mes surprises.

Car j'étais désormais bien lové dans ma petite vie de famille d'accueil, je me croyais à l'abri. Je dois même vous confesser que parfois je me suis senti le plus fort, le meilleur, et même le plus beau. Si si, je vous assure.

C'était sans compter sur l'engrenage Handi-Chiens dans lequel j'avais eu l'audace, un beau jour de mai 2003, de mettre furtivement un doigt...

Puis vint le temps d'accepter de devenir délégué. Autant vous l'avouer, je n'étais pas chaud. Je ne voyais dans la délégation que les inconvénients, les difficultés et du coup, ma tranquillité qui s'envolait.
Je différais sans cesse ce moment que je redoutais.

Puis, assez récemment, j'interceptais un mail qui validait la présence de Marion à un stage de délégué.
Je n'allais pas indéfiniment regarder le train passer. Je décidais de prendre mon billet et de partir pour la grande aventure.
Je suis revenu différent des stages de délégué. Les enjeux se font plus précis. On se trouve dans un centre de formation, la vie s'écoule différemment, l'organisation est articulée autour de nos chiens. L'enjeu saute aux yeux. On est dans le monde du concret, on touche presque au but. Ça ne laisse pas indifférent.

Et puis je suis revenu plus fort, plus confiant de Lyon. J'avais appris avec des éducateurs, nos éducateurs. Passionnés, précis, exigeant.
Je comprenais que ma mission n'était plus seulement liée à l'idée que je me faisais d'un chien, du plaisir qu'il pouvait m'apporter. Je devenais une pièce du puzzle qui devait s'imbriquer parfaitement aux autres pièces. (Ce que -malheureusement- je n'avais pas perçu jusqu'alors.)

Et naturellement je me croyais arrivé au bout de mes peines.

Et puis vint le temps du stage d'adaptation et de transmission toujours à Lyon.
Ce fut une véritable révélation.
Avoir la chance, le bonheur, l'opportunité de vivre ce temps extraordinaire est un atout spectaculaire.
Se trouver quasiment nuit et jour confronté aux difficultés qui ne manquent pas d'émailler le quotidien des stagiaires est bien entendu le must de notre formation.
J'ai eu le grand privilège de partager les joies, les peines, les rires, les pleurs des uns et des autres. De recevoir les confidences des uns, les interrogations des autres...
Rien ne sert d'en parler d'ailleurs, il faut simplement le vivre. C'est à la portée de nous tous.
Encore une fois, je suis revenu profondément différent. J'étais passé de l'autre côté du miroir, un miroir qui me renvoyait jusqu'alors une image fausse et égoïste de ce que je croyais être mon rôle.

Je sais aujourd'hui que je ne suis qu'au début de mon parcours. Je sais aujourd'hui que je ne peux plus me passer de ce qui compose ma vie Handi'Chiens. Tout n'est pas toujours facile, HC n'est pas un monde de Bisounours, mais j'ai trouvé dans ce parcours les moyens de donner, ce que je ne parvenais pas à faire auparavant.

Mais surtout je sais (et j'attends avec impatience) que d'autres temps viendront renforcer mes convictions et mon engagement. Je sais que j'en ressortirai à nouveau bouleversé parce qu'il ne peut pas en être autrement.

Alors, si je vous raconte tout cela, ce n'est pas pour faire mon intéressant. C'est pour vous dire qu'il est toujours utile de se poser des questions, de faire le point, de s'interroger. Sur ses manières de faire ou de ne pas faire, sur ses compétences, sur ses relations avec les autres, sur les chiens, sur le handicap...

Aujourd'hui, je n'ai pas d'ambitions personnelles. J'ai trouvé bien des satisfactions dans l'accomplissement de ce que je crois être un travail de fourmi. A chaque jour suffit sa peine. Nous apportons tous notre pierre à l'édifice commun HC. Nous sommes tous indispensables, on ne peut se passer de personne. Nous sommes tous là avec nos qualités, nos défaillances, nos différences; c'est bien là que ce cache la richesse de notre association. Le comprendre c'est déjà progresser. Nous sommes tous là pour nous tendre la main, nous entraider car notre objectif est commun et c'est ensemble que nous réussirons.
Un jour, chacun de nos chiens, accompagnera un Handi, cela doit être notre préoccupation commune. Notre groupe comporte cinq chiens, nous ne réussirons que si cinq chiens arrivent au centre de formation. C'est un challenge commun où l'individualisme n'a rien à y faire.
Mais cela, je vous l'accorde, j'ai mis du temps à le comprendre.

Les groupes se suivent et ne se ressemblent pas. Nous travaillons avec des êtres vivants (les chiens, les familles !), c'est difficile mais c'est passionnant.
Gardons nous d'avoir des certitudes car nous apprenons chaque jour, par le chien, par l'autre. La richesse est en face de nous, sachons l'apercevoir.

N'oublions pas que nous tenons toutes et tous une partie de l'avenir de celles et ceux qui attendent ces chiens. Car c'est bien là l'enjeu.
Lorsqu'un chien en stage d'adaptation trouve sa maitresse ou son maitre, c'est l'aboutissement de deux années d'efforts, les vôtres, ceux de l'éleveur, ceux des délégués, des éducateurs et plus généralement de tous ceux qui de près ou de loin - souvent dans l'ombre- supportent notre cause, en particulier les donateurs.
Sachons apprécier à sa juste valeur cette incroyable aventure qui se situe bien au delà de la simple éducation d'un chien.

Je voudrais dédier ces années passées à HC à Agnès qui a été et qui reste mon mentor. C'est elle qui m'a tout appris avec parfois une patience infinie (il en faut avec moi...).
Agnès était déjà là -depuis longtemps !- en 2003, elle est toujours là en 2009 pour mon plus grand bonheur. Ce n'est pas le fruit du hasard.

Pour finir je voulais vous dire que je suis content de travailler avec vous, même si au fond je ne suis jamais vraiment satisfait -c'est chronique chez moi-.
En même temps c'est dans l'insatisfaction qu'on construit la rigueur de demain.

Nous réussirons si nous savons nous faire confiance.
Pour ma part j'ai choisi mon camp: vous avez ma confiance. Votre engagement serait désespérément stérile s'il ne collait pas au but que nous nous sommes fixé. Et cela, je ne peux l'imaginer.

Philippe Lang-Pora"


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